Dans ce témoignage, Marlène Leroux expose la fin de l’urbanisation des zones vierges (champs) à Genève pour laisser place à la « ville sur la ville ». Le défi n’est plus de conquérir de nouveaux espaces, mais de requalifier l’existant. Elle défend avec conviction la densité, souvent mal perçue, en soulignant ses avantages : proximité des services (écoles, transports) et réduction drastique des besoins énergétiques.
La vision de Marlène Leroux est double : une humilité face au futur — en concevant des bâtiments flexibles capables d’accueillir n’importe quel programme dans 30 ans — et une radicalité face à l’urgence climatique. Cela passe par la conservation systématique du bâti existant (éviter la démolition) et une réappropriation de l’espace public. Une mesure phare est proposée : libérer le bas des immeubles des voitures, qu’elle décrit comme des « radiateurs sur roues », pour redonner cet espace aux enfants, aux aînés et à la fraîcheur.
