Interview avec didier arnoux

L'animation tactique : De la ville programmée à la ville de l'expérience

Groupe de travail


Groupe de travail thématique 3 : Territoires, urbanisation et environnement 

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Environnement & territoires
Forum 1 : enjeux et tendances

Dans ce témoignage, Didier Arnoux appelle à un changement radical dans la manière de concevoir l’urbanisme : sortir des « white cubes » (bureaux d’études isolés) pour se confronter à la réalité du terrain. Il critique la concertation de façade, où l’on présente aux habitants des projets déjà ficelés, et propose à l’inverse une « animation tactique ».

L’idée forte est de cesser de tout programmer. Plutôt que de construire des structures sociales en dur (des silos qui enferment les professionnels), il suggère de « diluer » l’action sociale dans l’espace public. En laissant des zones de flou — des espaces de 2000 m² où l’on ne construit rien délibérément — on permet l’émergence de « communs de qualité » dont les habitants peuvent s’emparer. La ville de demain doit être celle de la sérendipité (le hasard des rencontres improbables) et de la frugalité, en s’appuyant sur l’expertise des travailleurs sociaux pour créer du lien plutôt que de l’infrastructure.