Ce témoignage synthétise la vision d’un urbanisme genevois responsable, dicté par l’exiguïté du territoire et l’interdiction de s’étaler sur les zones agricoles. Antonio Hodgers définit la ville de demain comme un espace dense et de proximité — la « ville du quart d’heure » — où toutes les fonctions vitales (travail, école, sport, culture) se rejoignent.
Au-delà de l’infrastructure, le succès d’un quartier repose sur deux piliers : la mixité sociale radicale (mélanger classes modestes et aisées pour éviter les ghettos) et l’investissement public massif dans la rénovation énergétique et les transports (rail européen). Mais la véritable réussite est immatérielle : c’est « l’âme » du quartier, insufflée par la citoyenneté, la rencontre et l’appropriation des lieux par une population diversifiée.
