Ce témoignage met en lumière un enjeu souvent sous-estimé à Genève : la souffrance liée à la chaleur. Alice Guilbert souligne que cette souffrance n’est pas universelle, mais profondément liée aux inégalités sociales. Les populations précaires, les personnes migrantes, les femmes et les habitants des zones à fort trafic routier sont les premiers touchés par l’inconfort thermique et les îlots de chaleur urbains.
L’analyse appelle à dépasser les simples mesures d’aménagement physique. Si végétaliser la ville est nécessaire, cela doit s’accompagner d’une régulation du marché du logement pour éviter que les espaces verts ne deviennent un « privilège de riches » (phénomène de gentrification verte). Enfin, Alice Guilbert propose d’adapter nos modes de vie, notamment par une plus grande flexibilité des horaires de travail, et d’intégrer la gestion de la vulnérabilité climatique directement dans les pratiques du travail social.
