Ce témoignage retrace l’expérience d’un jeune Genevois (notamment durant la période charnière de ses 16-17 ans et la crise du Covid) pour exprimer un besoin fondamental : celui d’un lieu d’appartenance. Sylvain Clerc explique que pour un jeune, une structure sociale à 500 mètres (dans un quartier voisin) n’est pas « chez soi ». Le sentiment d’identité et de sécurité est viscéralement lié au quartier de résidence et au groupe de pairs avec qui l’on a grandi.
Au-delà de l’espace physique, il souligne le besoin de « guides » (éducateurs, animateurs) pour éviter le repli sur soi et l’enfermement communautaire. Sans cet accompagnement, le passage au monde du travail peut être un choc brutal, révélant une vision du monde cloisonnée. Sylvain Clerc appelle enfin à une responsabilité collective : alors que Genève regorge de structures d’aide (formation, administration, dettes), celles-ci restent trop souvent invisibles pour ceux qui en ont le plus besoin. Le défi est donc de rendre ces ressources accessibles et de guider la soif de construction et de rébellion naturelle des jeunes vers des voies positives.
